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Vinod RUGHOONUNDUN

 

 

 

Vinod RUGHOONUNDUN

 

Publie en 1993 Mémoire d’étoile de mer aux éditions La Maison des Mécènes, Port-Louis, Ile Maurice. Ce texte poétique est unanimement salué par la critique mauricienne et certains n’hésitent pas à le qualifier de « texte porteur du plus beau souffle ».

 

En 1997 parution de La saison des mots aux éditions La Maison des Mécènes.

Ce deuxième texte poétique confirme l’écriture de V. Rughoonundun comme un des talents sûrs de la nouvelle génération littéraire mauricienne.

 

« Vinod Rughoonundun est l’un des poètes marquants de la nouvelle génération littéraire mauricienne » écrit Jean-Louis Joubert dans Notre Librairie (Revue des Littératures du Sud) n° 136.

 

Publie en 2001 Chair de toi aux éditions Grand Océan, St Denis, La Réunion.

Chair de toi, le premier texte érotique et sensuel de la littérature mauricienne, fait émerger l’auteur comme une des puissantes voix poétiques de sa génération.

 

« Poésie érotique et sensuelle, Chair de Toi part à la recherche des correspondances entre sens et mots, entre corps et verbe. Au gré d’un voyage mystique ponctué par le rythme de la jouissance, Leila et le poète, deux corps en fusion se tendent vers la quête impossible de la rencontre entre le dit et le non-dit (…..) Vinod Rughoonundun apparaît désormais comme le poète mauricien le plus puissant de sa génération. » (Week-End, 03/02/2002)

 

 

Nouvelles

Parution en 2004 de Daïnes et autres chroniques de la mort, aux Editions La Maison des Mécènes.

Outre de marquer l’entrée de V. Rughoonundun dans le romanesque, ce recueil de nouvelles confirme l’écriture du poète comme une valeur sûre de la littérature mauricienne.

 

« Ces nouvelles sont de véritables bijoux où l’imagination foisonnante et inventive du poète de Mémoire d’étoile de mer (1993) réussit à évoquer la mort sous des aspects souvent inédits et aberrants, et par la même à entraîner ses lecteurs dans le vortex des pensées antagonistiques de soi et de l’au-delà. L’art de Vinod Rughoonundun est d’avoir su condenser en fables efficaces, à la manière d’un Edgar Allan Poe qui, lui aussi, était passé de la poésie aux nouvelles, ces dilemmes réels des sociétés multiculturelles en devenir. » (Tirtankar Chanda, Chroniques des Livres Radio France International, 04/02/05)

 

Daïnes et autres chroniques de la mort est réédité par les éditions Naïve, Paris, en 2006.

 

Il y a chez Vinod comme un souffle mystique étonnant allié à une sensualité rare. Ce qui fait de lui un poète tout à fait singulier aujourd'hui. En dehors des cercles et des modes. Un grand poète assurément. Et l'écouter lire ses textes ne fait que confirmer la puissance de son verbe.

 

Contact : vinod.rugh@orange.fr

 

 

Un inédit de Vinod RUGHOONUNDUN

tes paroles

 

            la lumière seule sépare le jour de la nuit

        la seule lumière arrimée à tes silences

   te dit au milieu des rumeurs

que miroitent les étoiles

    fulgurances aux paupières

        ouvertes

 

                    tes paroles anciennes défigurées flottent dans la brume

              dans les larmes des rochers solitaires assiégés de fracas 

   diluées dans le vitriol des haines 

                             tes paroles dansent au-devant de mes yeux

                                                        insaisissables

 

                                                       les prières s’effritent contre les parois

                                                                                                      rêves décimés

                                             seuls demeurent

                                       de vides lendemains

                                    défigurées     tes paroles

vont et viennent entre midi et minuit

                              reviennent   se balancent entre les effluves de ce jasmin

que l’on dit reine de nuit

   et l’indolence inodore des bougainvilliers qui se déhanchent à bout de tige 

               reviennent entre minuit et midi tes paroles aux ailes décolorées

 

te souviens-tu des landes de l’exil aplanies par les vents douteux

        des tracés obscurs qui ne font aucun sens

                 te souviens-tu de ces éclats d’émeraude

                      que m’offrait la mer à chacun de tes pas libérant l’écrin d’un sourire

                                   te souviens-tu

 

seule la lumière sépare la nuit du jour

la lumière seule

arrimée

à l’écho du silence 

 

Vinod Rughoonundun     (août 2008)