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Cette nouvelle page, qui sert désormais d'accueil en quelque sorte, est destinée à donner à lire un seul poème.
Après le poème de Denis Emorine, que nous plaçons désormais dans les archives du site, nous donnons à lire ce très beau texte de l'ami Georges Drano qui ose un vrai lyrisme, trop rare aujourd'hui.
Tu t'avançais seule parmi les blés, les orages étaient légers sur tes mains, et le beau temps sortait de ses ruines.
Tu touchais les eaux du ciel avant de les donner à la terre et j'applaudissais à la récolte
D'un trait de plume un oiseau traçait une fleur sur un rocher, elle ressemblait à mon espoir
mais Toi tu disais que même les fleurs sur les rochers se fanent.
Mais moi j'avais caressé l'eau des fontaines avant d'abreuver les chevaux
et les chevaux t'ont conduit jusqu'au seuil de ma maison.
Alors j'ai congédié les lampes car ce sera toujours l'aurore.
Georges Drano, Pour habiter, L'idée bleue