visites :
Avertissement
Du fait d'un changement de formule d'Officelive qui m'héberge depuis près de quatre ans, ce site sera fermé définitivement le 1er mai 2012.
Je suis en train de le sauvegarder avec l'aide de Marie-Josée Christien afin de pouvoir migrer ensuite sur le nouveau site :
GuyAllix.onmicrosoft.com
J'ai commencé le travail mais cela risque d'être très long. Ce ne sera pas fini vraisemblablement fin avril. Mais que tous les visiteurs, très nombreux, et les poètes, éditeurs et artistes ne s'inquiètent pas. L'ensemble du site sera sauvé.
On se débrouillera même pour organiser une fête quand le nouveau site sera entièrement réorganisé. On pendra la crémaillère en quelque sorte.
En guise de présentation du site :
J'aime votre vive critique de
l'intellocratie et la liberté constante avec laquelle vous écrivez et peut-être
vivez. Vous semblez ignorer, si ce n'est mépriser, toutes les chapelles qui se
multiplient sur le "marché" de la poésie et vous allez votre chemin,
sans souci autre que d'être entendu par les vrais amoureux de la vie, rude
souvent, et donc amoureux de la poésie, la vraie, celle qu'on ne peut pas
définir, sauf à la mettre à mort. Depuis 2 ans, à la suite d'une rupture
d'anévrisme qui a bouleversé ma vie intime, je ne peux plus écrire, je n'ai
plus écrit un mot, et j'en souffre comme personne ne peut l'imaginer. En
attendant, je lis. De la poésie, la plupart du temps et je vais rendre visite à
des poètes comme vous grâce à la toile. Merci.
Anne Certain, courriel du 3 janvier 2012
Il y a des gens qui savent tout sur tout. D’autres qui se poseront toujours un tas de questions. Un poème vous met instantanément en phase avec votre silence intérieur.
Dominique Dumont, L'ontophone, Cahiers du sens 2009

Guy Allix, 2007
photo de Clémence
Quelque part entre silence et fureur...
Depuis près de quarante ans, Guy Allix écrit une œuvre rugueuse et exigeante dans l'affrontement d'un destin précaire. Une œuvre nocturne mais sans lamentation, creusée dans le sillon des mots les plus simples, parsemée de quelques éclaircies et d'une "énergie qui sourd du corps" comme l'amour dans "des poèmes de sang et de sève" (Gérard Poulouin). Sans effusion lyrique, le bonheur des mots s'y conjugue à la torture du langage. J.M.G Le Clézio parle de "détermination" et de "force" et dit d'un recueil de Guy Allix que c'est "un livre comme un bûcher". Chez ce poète agnostique et rebelle, il y a cependant comme un souffle mystique et le poème s'impose parfois comme une prière. Gilles Perrault ne s'y était pas trompé en déclarant il y a vingt ans "Il faudrait lire Mouvances mes mots, comme les croyants font de leurs textes sacrés à petites étapes, par bribes et morceaux, dans les temps creux comme dans les temps forts, pour y apprendre selon les heures la dérision de l'existence ou son exaltation." A l'écart des salons et des intellectuels de parade, l'auteur continue un travail secret sur le chemin de l'essentielle et inaccessible humilité. Un travail alimenté par la seule raison qui vaille : la vie même entre douleur et douceur, entre fragilité et espérance. Toute la vie.
Portrait par Jacques Basse
Diaporama à partir d'oeuvres de Janladrou
"En ce début de vingt-et-unième siècle, Guy Allix demeure, me semble-t-il, un créateur assez irrécupérable."
Jean-Luc Maxence
«
Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l'homme libre. Si
l'homme tourne décidément à l'automate, s'il lui arrive de ne plus penser que
selon les images toutes faites d'un écran, ce termite finira par ne plus lire.
Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l'esprit par un
système de visions parlantes ; la couleur, le rythme, le relief, mille moyens
de remplacer l'effort et l'attention morte, de combler le vide ou la paresse de
la recherche et de l'imagination particulières ; tout y sera, moins l'esprit.
Cette loi est celle du troupeau ».
André Suarès
« On ne devient pas libre en passant par le compromis.
Il faut décider d’être libre d’abord. »
Laurent Terzieff, Seul avec tous